Lada, toujours premier en Russie

Symbole du kitsch soviétique avec ses autos robustes et pas chères mais à la ligne pataude, Lada a tout d’un vestige d’un autre temps. On aurait pu croire qu’elle disparaitrait dans les oubliettes de l’Histoire, mais elle est toujours là. Sauvée par Vladimir Poutine, la marque a survécu et elle domine toujours le marché russe. Et ce depuis cinquante ans !

Membre du Groupe Renault depuis janvier 2017, le conglomérat AvtoVAZ, propriétaire de la marque, est en train de faire sa révolution et de gagner des parts de marché, et pas uniquement en Russie. De nouveaux modèles sont arrivés, beaucoup plus proches des standards occidentaux que ne l’étaient leurs prédécesseurs. Le best-seller Lada Niva, 2,5 millions d’exemplaires écoulés en quarante ans, a laissé la place à un tout nouveau 4×4 au look futuriste, le Lada Vision. Dévoilé l’été dernier au Salon de l’auto de Moscou,  ce tout-terrain au style agressif sera commercialisé à partir de 2022. Il rejoindra la Granta, une citadine qui remplace la Lada Samara, la Vesta, une berline n°1 des ventes, et le SUV XRay proche de la Dacia Sandero, qui sont les trois modèles les plus populaires en Russie.

Lada occupe 20 % du marché russe, un marché en pleine croissance qui devrait bientôt passer devant le Royaume-Uni au nombre de véhicules vendus, juste derrière l’Allemagne et la France. Avec des résultats en hausse de 21 % en 2018, Lada a le vent en poupe. L’Alliance Renault-Nissan y croit, elle a investi 923 millions d’euros pour soutenir les ambitions d’AvtoVAZ en Russie et dans les pays limitrophes.

Il est bien loin le temps où l’usine géante de Togliatti sur les rives de la Volga fabriquait des Fiat 124 à la mode soviétique.